Jour 7 : premiers pas au Cambodge

Lundi 25 juillet : Duang – Sisophone. 108 km.

Aujourd’hui, on vise Sisophone, à une centaine de kilomètres au nord du pays, car on n’a pas trouvé de ville assez grosse où l’on puisse s’arrêter avant. Il nous faudra ensuite une dernière journée pour atteindre Siem Reap et le site d’Angkor !

On a changé de pays, on a donc changé de langue, de monnaie, mais aussi de sens de circulation ! On lit sur internet que « la circulation au Cambodge se fait à 70 % à droite ». Loin de nous décourager, on retrouve donc la conduite du bon coté de la route (on the right side of the road). 

La route est sensée être une « grande route » mais ressemble plus à une départementale. Elle est globalement en très bon état, assez large et assez peu fréquentée (ce qui était une de nos inquiétudes). Les voitures et camionnettes qui nous doublent ont tendance à klaxonner en arrivant et à prendre large (pour la plupart).

On traverse un village pendant la sortie de l’école. Les enfants les plus agés sont parfois à scooter, mais la plupart des enfants est à vélo ! Ce qui donne lieu à des scènes très comiques quand certains s’amusent à courser Anthony. Beaucoup nous font des grands signes de la main avec un grand sourire (c’est beaucoup plus marquant qu’en Thaïlande). On ne sait pas trop s’ils ont l’habitude de voir des étrangers, mais en tout cas on ne leur fait pas peur (là aussi contrairement à la Thaïlande où on leur apprend que les étrangers mangent les petits enfants [à cause des problèmes de pédophilie]).

Sans pouvoir encore généraliser à l’ensemble du Cambodge (puisque ces 100 km sont notre première expérience ici) la différence d’infrastructure entre la Thaïlande et le Cambodge est assez frappante. Par exemple, dès que l’on quitte la route principale les routes sont en terre et éventuellement boueuses avec des nids de poules remplis d’eau (puisque rappellez-vous la saison des pluies est déjà bien amorcée). Même quand on arrive à Sisophone, on traverse une autoroute qui n’est clairement pas du même gabaris que son homologue thaïlandais. On remarque aussi beaucoup de personnes à vélo (pas seulement des enfants qui sortent de l’école). Autre chose de frappant est qu’il n’y a pas autant de câbles électriques dans tous les sens comme on peut le voir en Thaïlande (sûrement car ils n’ont pas la fibre et pas tous l’électricité), ce qui donne l’impression que les villages sont plus propres (sûrement aussi car il y a moins de plastique partout ?). Une note quand-même : chaque micro-village que l’on traverse possède son magasin flambant neuf vendant des I-phone et des Samsung derniers cris, ce qui détonne avec les commerces alentour. Les gens sont très souriants, et nous laissent volontiers remplir nos bouteilles d’eau.

La surprise du jour, ça a quand même été la découverte fortuite d’une spécialité culinaire typiquement khmer (attention, âmes sensibles, s’abstenir !) : un œuf de canard couvé (cuit comme un œuf dur), c’est-à-dire qu’il contient un poussin qui a commencé à se former. N’étant pas au courant de cette pratique, et pensant acheter un œuf dur « normal », cela nous a rappelé une conversation avec notre collègue des Phillipines qui nous avait expliqué manger ce met raffiné pour les fêtes de fin d’année en famille. Nous, on l’a gentiment jeté à la poubelle. On s’est renseigné par la suite et c’est effectivement très populaire parmi les Cambodgiens qui en mangent en soirée quand on ne voit plus trop ce qu’on a dans l’assiette.

Sur le bord de la route (avec un paysage gobalement très plat contrairement à ce qu’on pouvait voir en Thaïlande), il y a des rizières, des champs de maïs et on voit aussi pas mal de grandes vaches avec des petites cornes, des grandes oreilles et une bosse sur le dos. Et bien sûr, des temples bouddhistes, similaires à ceux de Thaïlande, à peine moins bling-bling (les couleurs sont moins criardes et plus uniformes, avec les noms des donateurs [et la somme donnée] écrits un peu partout).

On arrive à Sisophone en fin d’après-midi par une plus petite route que celle de départ. On s’installe à notre hôtel, puis on part explorer les environs et trouver à manger. Il y a une grande place publique à proximité très animée avec des séances de gym collectives (aussi très populaires en Thaïlande), des matchs de basket, et un marché. Les Cambodgiens sont beaucoup moins à cheval sur le port du masque que les Thaïlandais (quasiment aucun n’en porte). On remarque aussi qu’il y a plus de mendiants (alors qu’on en a quasiment pas vus en Thaïlande) et bien plus insistants. On croise aussi nos premiers étrangers (2 seulement). On s’installe dans un resto le long de cette place et on commandes des pâtes aux légumes et aux œufs ainsi que du riz frit à emporter pour le lendemain.

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